Mon parcours

Mon parcours

La psychothérapie : un investissement sous différentes formes au cours de ma vie 

Entrée jeune en psychothérapie, du fait de mon contexte familial, je me suis formée à plusieurs approches , et j’ai évolué grâce à cela et à toutes les confrontations heureuses ou moins faciles de la vie, de sorte de pouvoir aujourd’hui proposer un accompagnement en psychothérapie construit et adaptable.

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Entrée en psychothérapie à 24 ans, suite au décès de mon père et à la dépression de ma mère, j’ai découvert les bienfaits de ce choix et cela a déclenché un intérêt constant pour le domaine de la psychothérapie. J’ai fait alors deux formations en psychothérapie, en tout sur 5 ans, dont en psychosynthèse. J’ai exercé comme psychothérapeute pendant 3 ans, en parallèle de mon activité d’enseignante. Puis J’ai différé le projet de me reconvertir dans ce domaine , car j’attendais mon 3è enfant et j’ai préféré continuer mon travail de professeur.

Tout au long de ma vie, j’ai continué à investir la psychothérapie, reprenant un travail sur moi accompagné à certaines périodes. J’ai acquis  des bases en analyse transactionnelle, et plus récemment, je me suis formée à l’animation de groupes de paroles.

J’ai exploré d’autres approches, où l’enjeu est le lien entre le corps et le psychisme comme le décodage biologique, qui se propose d’explorer le sens des somatisations,ou certains outils de l’école de Mémoire Cellulaire de Paris, comme la kinésiologie , les cycle biologiques mémorisés, l’approche transgénérationnelle. Je me suis formée aux  premiers niveaux d’etiomedecine, une thérapie énergétique , qui m’a intéressée, car elle permet à la fois de réguler les troubles et d’accéder à l’information active dans le corps à un moment donné. Ces différentes expériences ou formations m’ont façonnée et j’ai une vision globale de  l’être humain : il est mu par toutes ses dimensions psychiques, émotionnelles, corporelles, énergétiques, à la fois.

Tout au long de mon parcours, j’ai affiné ma posture professionnelle et j’ai clarifié le mode  qui me correspondait, en faisant le choix de la psychothérapie comme axe central d’accompagnement .

Deux aspects sont importants pour moi : l’éthique professionnelle et l’être.

Quand je parle d’ « être », je me réfère à la qualité de présence dans une relation thérapeutique. Elle demande une vigilance personnelle du thérapeute :  conscience de soi, de ses besoins,  rythme en lien avec ceux-ci, capacités de ressourcement. C’est en étant attentif à son être qu’il est possible de se mettre au service de l’autre.

L’écopsychologie est une approche que j’ai souhaité développé, car elle fait le lien entre  l’accompagnement psychothérapeutique et la nature, qui est fondamental pour moi.

Voir partie ecopsychologie dans mon approche

Le choix de l’Analyse Psycho-organique

J’ai souhaité me former à l’Analyse Psycho-Organique car c’est une approche  psycho-corporelle, à la fois ouverte et structurée : elle est étayée par un ensemble d’outils variés, expérimentés depuis quarante ans. 

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Un parcours professionnel guidé par mes valeurs et mes aspirations

Depuis mon adolescence, j’ai été intéressée par plusieurs domaines et mon parcours professionnel illustre cette particularité : agriculture et alimentation, enseignement et éducation populaire, innovation sociale et réseaux.

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 Ingénieur agricole, j’ai investi successivement différents métiers : éducatrice,  enseignante en éducation socio-culturelle et animatrice en lycée agricole, chargée de mission au Ministère de l’Agriculture dans le domaine de la coopération internationale des écoles d’agriculture, animatrice de réseaux professionnels , organisatrice d’événements. Mes choix successifs ont été motivés par le sens des activités  que je réalisais  et j’ai eu la chance de pouvoir évoluer et les concrétiser dans une institution . 

Puis , suite à ma retraite anticipée, j’ai été en 2010 fondatrice d’un projet associatif , développant activités professionnelles et emplois, puis directrice de cette structure, engagée dans l’alimentation durable pour tous . J’ai fait en 2012 ,un Master en Pratiques Sociales dans ce domaine, abordant la question de la relocalisation de la production alimentaire.

La spiritualité

Je suis ouverte à la multitude de relations que chacun peut avoir avec la spiritualité, allant d’une implication religieuse à un athéisme. Ceci relève pour moi d’une totale liberté individuelle .

Pour ma part, je vis ma spiritualité comme une quête, une exploration d’une dimension que je sens présente en moi et qui me situe dans un ensemble beaucoup plus vaste. 

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Cette aspiration a été présente chez moi dès l’adolescence, j’ai eu la chance d’être laissée libre de mes choix, tout en ayant l’occasion d’être mise en contact avec la religion chrétienne qui était celle de ma famille, non pratiquante.

La place de la spiritualité dans ma vie a évolué et est liée à la grande curiosité qui m’anime, au désir de comprendre le sens des choses .  A l’âge de 25 ans, le concept de synchronicité m’a permis de nommer ce que je constatais, à quel point certains événements ne me semblaient pas  être le seul fait du hasard. Cette vision met sur le chemin du sens, et peut ouvrir une conscience plus large de sa propre réalité, mais je reste humble et prudente sur les interprétations possibles, qui sont de l’ordre de l’intime de chacun.

De 26 à 28 ans, ma formation en psychosynthèse qui fait partie de la psychologie transpersonnelle  m’a permis de découvrir qu’une dimension spirituelle était compatible avec la psychothérapie,  Cette approche intègre une dimension spirituelle et se situe dans la lignée des psychanalystes comme Carl Gustav Jung. Le « Soi » est une instance intérieure qui correspond à l’âme. J’ai ainsi commencé à méditer et pratiquer des visualisations qui sont pour moi des espaces ouvrant à une dimension plus universelle.

Mon rapport à la spiritualité tout au long de ma vie a évolué essentiellement par les expériences , tout en étant vigilante sur le cadre dans lequel elles ont lieu et à quelle réalité collective , elles se rattachent.

Aux alentours de la cinquantaine, j’ai ainsi exploré pendant plusieurs années le chamanisme, en lisant beaucoup sur ce thème, et en expérimentant des pratiques traditionnelles au Pérou, et au Mexique, ceci étant facilité par le fait que je parle couramment l’espagnol.  Il était très important pour moi d’aller directement aux sources , c’est à dire au contact de médecins traditionnels issus d’une transmission , dans un contexte indigène et ethnique spécifique. Ici, nous utilisons le mot chaman, un terme général issu de l’anthropologie , assez facilement, sans mesurer l’importance du contexte d’origine . Je crains en effet les risques des « transferts » en occident  de pratiques qui dans le pays d’origine, ont été apprises pendant souvent une vie entière , et exercées dans un contexte culturel donné . En effet , dans ces cultures traditionnelles,  la communauté garantit la légitimité du chaman  et de fait, régule celui-ci . Il incarne une fonction , l’espace de son pouvoir est identifié, et sa dimension égotique est ainsi au second plan. 

Le néochamanisme représente une quête de retour aux sources, en particulier avec ce qui a précédé les religions monothéistes. Il s’agit notamment de retrouver  un lien archaique avec la nature , les rythmes de celle-ci , les éléments. 

Il a sa place dans un occident déconnecté majoritairement de la nature, et sa forme reflète notre approche occidentale, dans le sens où chacun a d’abord une logique individuelle. Chacun va élaborer son rapport au chamanisme, choisir ce qui l’attire, au sein de propositions faites en France par d’autres personnes qui ont exploré ce domaine.

Ce contexte pose la question des  risques de dérive de néochamans reprenant individuellement ces pratiques, après un apprentissage parfois rapide  et bénéficiant d’une place de pouvoir grâce à celles-ci dans un groupe  J’ai observé aussi une recherche d’exotisme qui n’est pas critiquable mais qui n’est pas du même ordre qu’une aspiration spirituelle, ou d’un désir de travail sur soi.

Tout ceci m’a conduit à  une vigilance et un recul vis à vis des propositions de chamanisme en occident . Il ne s’agit pas pour autant de rentrer dans un jugement tranché sur ces processus qui sont vécus avec authenticité en général et ouvrent le chemin d’une reconnexion avec la nature, c’est un point essentiel !

Ceci ne remet pas en cause  non plus mes expériences avec des natifs en Amérique latine et indigène, qui ont été , dans mon cas, un puissant levier pour intégrer un rapport plus direct avec la nature, la forêt, les plantes, les animaux, et me permettre de continuer de vivre ici des perceptions plus denses de notre rapport au vivant.